Le 23 avril, Chip Lead Poker vous annonçait un début de bras de fer à trois sur le sujet des jeux en ligne: des radios qui acceptent des sites de paris en ligne pour sponsoriser leur émissions, un CSA qui souhaite se montrer intransigeant et rappelle la législation (NDLR le marché ne sera ouvert qu'au 1er janvier 2010) et des autorités qui condamnent sans savoir comment réprimander. Attention, l'État prévient : ces publicités sont interdites parce qu'illégales mais nous avons entendu vos arguments...

Difficile de dire si les autorités font marche arrière ou si c'est un pas en avant. Toujours est-il que le ministre du budget rappelle que la publicité pour des jeux en ligne autres que ceux de la Française des Jeux (FdJ) ou du PMU sont interdits. Ça se passe dans le Figaro daté de mercredi 29 avril, et ça fait suite au rappel à l'ordre fait par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel à deux radios (
voir notre article). En cause, la publicité faite par ces radios pour deux opérateurs de paris en ligne considérés illégaux.
Les sites illégaux visés sont BetClic et Unibet, les radios sont Europe1 et RMC. Les lignes de défense sont à peu près identiques : La FdJ fait de la publicité sur RTL. Certes, elle est légale puisque ces opérateurs sont légaux (et en situation de monopole) mais les sites considèrent que c'est de la concurrence déloyale et les radios que c'est un avantage considérable en terme de revenu publicitaire pour RTL qui leur ferait défaut.
Cause entendue par M. Woerth qui rappelle que l'objectif de l'État est avant tout de sécuriser ses recettes sur les jeux mais assure aussi que l'État a demandé à la FdJ et au PMU de ne plus faire de publicité pour leurs jeux en ligne.
La question est : que se passera-t-il si les sociétés détenant le monopole arrêtent leurs campagnes de communication mais que celles jugées illégales continuent la leur ?
Vus les enjeux financiers, les puissants lobbies en place, il n'est pas simple d'envisager l'avenir. D'autant que M. Woerth semble penser qu'un point sur la loi qu'il présente devra être fait d'ici deux ans. De là à ce que les opérateurs y voient une sorte de signe de faiblesse...