
Dans tous les pays, dans tous les secteurs d’activité, le monde politique et le monde économique sont intimement liés. Ainsi, comme pour d’autres sujets, certains qualifient la loi sur l’ouverture du jeu en ligne de « cadeau aux amis du Fouquet’s ».
Cette expression est bien sûr en rapport avec la présence de nombreuses personnalités du monde économique, lors de la soirée fêtant l’élection du président dans le célèbre restaurant parisien en 2007. A l’époque étaient visés Bolloré, Arnaud, Proglio… Mais voilà qu’avec cette nouvelle loi de nouveaux noms ressortent : Courbit (Mangas Gaming qui détient entre autre Betclic et la majorité d’
everest), Desseigne, PDG du groupe Barrière, et un politique : Patrick Balkany.
C’est ce dernier qui est interpellé par le député de l’opposition Gaétan Gorce pendant le débat sur la loi : «
Il y a dans cet hémicycle des personnes qui devraient éviter d'intervenir lorsqu'elles ont des intérêts directs ou indirects dans la gestion de sociétés de poker qui violent déjà la loi ». Ce à quoi le député Balkany répond :
« Mon fils est salarié, en France, d'une société de production de télévision qui produit des émissions de poker sur toutes les chaînes. Il n'est pas actionnaire d'une société de jeux étrangère, et son activité n'a rien à voir avec le jeu en ligne ».
Il est fait référence au fils de Patrick, Alexandre, qui est effectivement dirigeant de Kawa Productions, mais le papa a oublié qu’Alexandre est aussi responsable de
PokerStars en France. Il a donc bien des intérêts dans le poker en ligne.
Cela étant dit, ce que M. Gorce semble oublier, c’est que
PokerStars serait probablement une des premières victimes du jeu franco-français (les français devront jouer entre eux) et que ce qu’il combat n’est autre que ce qui est « imposé » par la société qu’il défend (plus ou moins indirectement) en souhaitant conserver la situation actuelle : la FDJ.
Source : societe.fluctuat.net