
L’ouverture du marché du jeu en ligne implique qu’un opérateur agréé puisse communiqué dès lors qu’il est légal (à priori on s’en tiendra les premiers temps à la demande officielle d’une licence). En ce qui concerne les conditions par contre, ça s’annonce compliqué.
On ne reviendra pas sur la définition de légalité d’un site puisqu’il semble que l’Arjel ne pourra étudier les demandes faites en mai que dans les mois qui suivent. Évidemment, un opérateur qui communique et se voit ensuite refuser une licence parce qu’il ne respecte pas les règles… ça risque de faire mauvais genre pour ceux qui n’ont pas pris de licence volontairement et encore plus pour ceux qui les respecte.
Par contre ça s’annonce compliqué de fixer les conditions vu que plusieurs choix ont été proposés en consultation publique.
Les options TV :
1) de 6 à 9 heures, de midi à 14 heures et de 17 heures à 21 heures les lundi, mardi, jeudi et vendredi; et les mercredis de 6 heures à 23 heures (il est bien connu que la semaine n’a que 5 jours ou que les mineurs ne regardent pas la télé le week end !)
2) interdiction de 5 heures à 22H30.
3) Interdiction de 5 heures à 22H30 mais avec dérogations en cas de retransmission d’événement sportif ou hippique (il faut quand même penser à faire fonctionner le système de taxation)
Pour la radio on se casse moins la tête :
1) interdiction de 17 heures à minuit.
2) interdiction de 17 heures à minuit mais avec dérogations (voire le 3) des options TV).
Il est aussi proposé que les pubs ne doivent pas "laisser penser que les mineurs peuvent jouer" ou d’obliger de mentionner dans les pubs TV que ces jeux sont interdits aux mineurs.
Cela fait vraiment beaucoup d’options inutiles mais on notera quand même que l’objectif du CSA est la protection des mineurs et que ses propositions sont presque en adéquation avec l’objectif. Il paraît cependant que certains opérateurs aient jugé ces propositions sévères…
Source AFP