
Prenez deux phrases prononcées par Gigi Levy, Chief Executive de
888.com et par Emmanuel Gabla, conseillé en charge de la publicité sur les jeux en ligne au CSA, mettez l’une à la suite de l’autre et vous obtiendrez…
Le premier, haut placé chez un opérateur de jeu en ligne mondial déclare
« Nous travaillons déjà en France avec notre licence de Gibraltar et pour l’instant, la position de l’Union Européenne n’a pas changé donc nous devons évaluer les bénéfices qu’engendrerait l’obtention d’une licence locale, plutôt que de continuer à travailler comme nous le faisons, en se basant sur l’Article 49 du Traité Européen ». Le deuxième, dont la fonction est précisé plus haut annonce
« Avoir le droit de faire de la publicité est un avantage certain… », parlant de ceux qui prendront une licence.
Alors si on résume leurs pensées, ne pas avoir de licence n’interdit pas d’opérer sur le territoire français mais ne permet pas d’y faire de la pub. Il aura fallu une mise en demeure et un avis motivé de l’Union Européenne, le travail de plusieurs députés et sénateurs, deux passages devant l’Assemblée Nationale, un devant le Sénat, la création d’une haute autorité, la mobilisation de groupes de lobbying… pour en arriver à proposer à la vente un « droit à faire de la pub ? »
Source des citations : igamingfrance.com